Réalisations des initiatives CBI 5

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CBI 5 – Sécuriser les droits territoriaux pour les peuples autochtones

AsiE

Faire progresser la reconnaissance des droits fonciers des peuples autochtones grâce à des activités de plaidoyer fondées sur des données probantes

En Asie, quelque 250 millions membres des peuples autochtones (PA) sont les gardiens des systèmes coutumiers et participatifs d'utilisation des terres et des régimes fonciers. En plus d'être un droit humain reconnu par l'ONU, l'utilisation coutumière de ces terres a un énorme potentiel de limitation et d'adaptation au changement climatique. Dans de nombreux pays, ces terres sont menacées par des intérêts privés allant de l'extraction des ressources à l'acquisition de terres à grande échelle, tandis que les régimes fonciers traditionnels qui protègent ces terres sont ignorés par les gouvernements. Les luttes collectives des PA dans toute l'Asie ont conduit à l'adoption de lois qui protègent nominalement leurs droits sur leurs terres et leurs ressources, mais leur application est souvent manquante et les accaparements de terres n'ont pas cessé pour autant. Les femmes autochtones sont touchées de façon disproportionnée par les violations des droits fonciers, perdant ainsi leur rôle traditionnel dans la gestion des ressources naturelles et devenant de plus en plus vulnérables à l'exploitation et aux abus.

Réalisations

  • Renforcement des capacités de cinq membres de l'initiative sur la cartographie participative.

  • Deux communautés ont reçu une formation aux logiciels de système d'information géographique (SIG) (à Kankana-Ey, dans le nord des Philippines et à Subanen, dans le sud des Philippines), produisant des données communautaires servant au travail de plaidoyer et de mobilisation auprès des agences gouvernementales locales et nationales, y compris la Commission nationale sur les peuples autochtones.

  • Contribution aux travaux du Groupe principal des peuples autochtones pour les ODD, par le biais d'activités de plaidoyer organisées auprès de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII), au Forum Asie-Pacifique sur le développement durable (APFSD) et au Forum politique de haut niveau (HLPF) sur le développement durable.

  • Campagnes nationales en Malaisie, au Cambodge et au Népal dans le cadre de la mobilisation mondiale « Land Rights Now », en collaboration avec des partenaires locaux autochtones et d'autres défenseurs des droits fonciers.


AfriQUE

Défendre le respect des droits aux ressources communautaires en Afrique

La population autochtone d'Afrique est estimée à environ 50 millions de personnes, y compris les chasseurs-cueilleurs, les pasteurs et des petits agriculteurs. Le caractère autochtone en Afrique n'est pas définie par un statu aborigène ou par "qui était là en premier", mais par l'auto-identification, l'une des caractéristiques déterminantes pour la plupart des peuples étant l'importance d'accéder aux terres traditionnelles afin de maintenir un mode de vie particulier. La plupart des pays africains n'ont pas de législation ou de politiques régissant les relations entre les peuples autochtones, les gouvernements et les investisseurs, ce qui a engendré de nombreuses violations des droits internationalement reconnus des peuples autochtones.

Trop souvent, les défenseurs des droits fonciers ont été persécutés par leurs propres gouvernements pourtant censés les défendre. Les investissements étrangers directs (IED), les mégaprojets et les réserves naturelles ont exclu les peuples autochtones d’une grande partie de leurs terres traditionnelles, compromettant ainsi leur mode de vie et leur survie culturelle.

Les PA d'Afrique s'emploient actuellement à renforcer les plates-formes communes qui leur donneront les outils nécessaires pour défendre leur droit au consentement préalable, libre et éclairé (CLIP), ainsi qu'à l'accès et au partage des bénéfices de ces ressources. Un plan d'action conjoint élaboré par les représentants des peuples autochtones de 11 pays en vue d’une mobilisation avec les principaux décideurs, cadres et mécanismes a donné naissance à l’initiative CBI " Défendre les droits des ressources communautaires en Afrique ".

Réalisations :

  • Cinquante dirigeants autochtones de 15 pays ont reçu une formation sur l'accès et le partage des avantages et sur le principe du CLIP.

  • Création d’un mouvement de solidarité des peuples autochtones à l'échelle du continent sur les droits fonciers et territoriaux, le groupe de travail de l’initiative CBI rassemblant un réseau de 25 organisations couvrant 12 pays.


AMÉRIQUE LATINE ET CARAIBES

Plan pluriannuel du Groupe de travail sur les peuples autochtones et les personnes d'ascendance africaine.

12 pays ont récemment réformé leur constitution, 14 pays ayant signé la Convention relative aux peuples indigènes et tribaux, également connue sous le nom de Convention 169 de l'OIT (précurseure de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones), et des millions d'hectares de terres sont définis comme étant des Terres Communes des peuples autochtones. Cependant, les gouvernements ont souvent été incapables ou peu disposés à appliquer leurs propres lois pour défendre les PA et les personnes d'ascendance africaine confrontées aux menaces que le secteur privé et les entreprises font peser sur leurs terres. Pour les 45 millions de PA vivant dans la région, la marginalisation économique, les violations des droits humains et la menace de dépossession ont créé un fossé entre les cadres juridiques progressistes et la réalité sur le terrain.

Pour cette raison, le groupe de travail de l'ILC sur les peuples autochtones en Amérique latine a identifié les agences gouvernementales comme devant être la cible principale des actions de plaidoyer, les interventions catalytiques au profit des organisations autochtones pouvant avoir le plus d’impact. Le plan de l’ILC pour promouvoir leurs droits fonciers met l'accent sur l'autonomie de gestion, la sécurité foncière et l'accès aux terres collectives.

Réalisations

  • Plus de 500 dirigeants et représentants ont été formés à la cartographie participative 3D au Nicaragua (CADPI) et à la cartographie sensible aux questions de genre sur le territoire de Zapotalito à Oaxaca, Mexique (FIMI).


Réalisations à l’échelle mondiale dans le cadre de l’initiative CBI 5

  • A travers son rôle au sein du Groupe d'Appui Inter-Organisations (GAIO) sur les Questions Autochtones, ILC a été reconnu comme un partenaire de premier plan, travaillant avec les agences des Nations Unies pour faire progresser la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples autochtones (UNDRIP) par le biais de partenariats avec le réseau ILC. Il s'agit notamment de partenariats sur les dialogues politiques nationaux, dirigés par le FIDA, sur les indicateurs fonciers, dirigés par la FAO, et sur les jeunes autochtones.